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13 TZAMETI

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13 tzameti------------------------------------------
Réalisé par Gela Babluani---------------------------
Avec Georges Babluani, Aurélien Recoing, Pascal --
Bongaro--------------------------------------------
Musique de East (Troublemakers)------------------
1h33, 2005-----------------------------------------
Lauréat du Grand Prix du Jury dans la section Films
de fiction (World Cinema), Sundance---------------
Mostra de Venise 2005, Lion du futur---------------
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Comment susciter l'envie sans trop en raconter ?
car pour vraiment apprécier 13Tzameti à ça juste
valeur, il faut , je crois, en savoir le moins possible,
IL NE FAUT SURTOUT PAS LIRE LE PITCH !!!!!!!!!!!!!!
il faut juste se lancer.
13Tzameti, il vaut mieux en savoir presque rien
l'histoire de X, un jeune immigré, vivant quelque
part sur la cote française. Il travaille pour Y, mais il
est surtout en contact avec Z, sa femme. Il est
chargé de réparer leur toit. Mais voila Y est malade,
il est héroïnomane, une addiction qui lui coute cher,
il attend une lettre qui lui donnera des instructions,
pour réussir un gros coup.Il finit par recevoir la
lettre mais meurt...Le jeune X récupère la lettre et
décide de faire le coup à sa place...il ne sait
malheureusement pas ce qui l'attend.....................
C'est un film en noir & blanc, à l'esthetique simple &
léché, un film avec des acteurs qui ont des vrais
gueules, qui dégagent quelque chose de fort. Une
musique signé East, moitié du duo électro
Troublemakers. Je pense avoir vu pas mal de film
dans ma vie mais celui là, c'est celui qui de
TOUTE MA VIE m'a mis le plus la pression, jamais je
n'ai été aussi tendu et angoissé pendant un film.
Ce film il faut le voir juste pour voir l'effet que ça
vous fait. Je pourrais lancer pleins de débats et
discussions sur ce film mais ça serait en dévoiler
un peu trop car et je le répete:
il faut mieux ne rien savoir et juste regarder....
13TZAMETI, c'est un laboratoire à sensations,c'est
1 truc de dingue qui vous pousse dans vos derniers
retranchements, 13Tzameti c'est une claque, un
scénario polémique à la BlairWitch ou Irréversible,
pourtant je compare ici des choses pas
comparables, car c'est encore autre chose, et que
surtout 13Tzameti surclasse ces deux films, par la
qualité de son scénario mais aussi par la reflexion
sur notre monde et sur la part de l'homme
dans l'humanité....
indispensable, un grand film !!!
NE RIEN SAVOIR, VOIR SIMPLEMENT
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13TZAMETI
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Head on

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Head On
réalisé par Fatih Akin
2004, 2heures
 
J'ai regardé Head On avec grand interêt. Film Turquo-Allemand ce passant majoritairement en Allemagne, c'est un film sur l'immigration, la perdition, la fuite, l'espoir, l'amour. Cahit interprété par Birol Ünel travaille dans un bar musical (ou d'ailleurs on y croise rien de moins que Mr Macéo Parker et la Fanfare Ciocarlia) il ramasse les bières, il se fait chier, il boit, ou plutôt se déchire la tête. Un mec de 35ans d'origine Turque, mais avec la culture rock dans le sang et qui se fout de tout. Un jour, comme ça, il fout sa bagnole contre un mur, Cahit est une gueule cassée, il se retrouve pour le coup en miette à l'hopital. De son coté la si belle Sibell (interpreté par Sibel Kekilli) est une jeune femme de 20 ans qui vit encore chez ces parents turques et qui pour fuir le poid oppressant de la famille fait une tentative de suicide et se retrouve dans le même hopital que Cahit. Sibel dès leur première rencontre le demande en mariage, un mariage blanc juste pour que la belle puisse s'évader de ce carcan traditionnel qui l'attache, elle voit une allemagne qui se bouge et elle est emprisonné par le poids des traditions. Cette tentative de suicide, cette demande en mariage c'est juste un appel à la vie. Cahit ne le comprend pas tout de suite, il l'envoie ballader mais elle finit par lui trouver des bières alors il est content et reflechit à sa proposition qu'il finit pas accepter. La scène de presentation aux parents avant le mariage est d'anthologie et le mariage lui aussi, un univers factice tout beau tout beau ou derriere c'est une jeunesse qui dit fuck, une jeunesse rock'n'roll voir punk. Le faux couple s'installe ensemble ou plutôt Sibel vient s'installer chez Cahit, c'est le début de la liberté pour elle, avec tout ce que cela peut avoir comme excès...et puis derrière un mariage blanc c'est peut être une histoire d'amour qui se construit, je préfere en rester la et simplement préciser que la musique du film est très sympa, très éclectique, du vieux rock, de la musique traditionnelle Turque et la bête de rappeuse Turc SULTANA (à absolument écouter ça déboite !!!!) .Le film captive autant qu'il dérange car oui c'est un film choc, avec des images crues et une jeunesse Turque que l'on découvre sous un autre angle, une jeunesse un peu barré et désabusé mais éprise de liberté, follement éprise de liberté, et c'est pour ça que j'ai aimé ce film car c'est une ôde à l'amour et à la liberté.
 
voir la bande annonce et un extrait du film:
 

Gonzales

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From Major to Minor
2 dvd
No Format/Universal
 
Tout d'abord merci à No Format pour la qualité artistique de son catalogue, que de belles signatures originales et pointus sans pour autant être élitiste (Rocé, Nicolas Repac, Toto Bona Lokua...). Comme quoi chez Universal on ne distribue que de la musique pour supermarché, les à prioris c'est pour les cons. Le From major to minor développe un peu le même concept que les Leçons de musiques de Jean François Zygel, une introduction pour non initiés à la musique classique et au piano, JFZ à l'art d'attiser les curiosités et de parler avec passion, intérêt, connaissances de ce qu'il aime, il partage pour desectariser la musique classique ce que je trouve très bien. Gonzales va encore plus loin car ici c'est une leçon de piano en général, on passe donc du jazz, à la musique de cabaret de music hall, la bossa nova, le classique, le blues, le baroque, tout y passe dans tout les sens n'importe comment, Gonzales à la master maîtrise mais il s'en fout et c'est pour ça qu'il en devient splendide (gonzales je t'aime). Pour ce qui ne connaisse pas le personnage, Gonzales est un Canadien qui à vécu en France et en Allemagne et qui à sorti un certain nombre de disques totalement inclassables ou il est un concept global de crooner rapper déjanté qui mixe allégrement de multiples influences musicales et puis hop l'année dernière Gonzo sort un disque intitulé Solo Piano ou vienne s'entrechoquer tout un tas de truc. Solo piano c'est le disque pour tous ce qui n'ont pas de disques de piano chez eux, on y croise autant Oscar Peterson, Art Tatum, Debussy, Keith Jarrett, Bill Evans, Ravel, Chopin, Satie, Craig Armstrong, Philippe Glass, Michael Nyman, Cole Porter, j'en passe et des meilleurs...un joyeux bordel noble puisque sur piano. Piano solo c'est uniquement des compositions originales mais largement inspirés par toutes la bandes de potes que je viens de citer ( Chopin est d'ailleurs très sympa, il est très fort au domino, Cole Porter quant à lui collectionne les vestiges Greco Romains dans sa propriété du Wisconsin, Art Tatum adore le Papy Brossard met boit beaucoup trop de jus d'oignon fermenté). Sur scène Gonzales et son piano c'est aussi quelque chose, il est un entertainer, il est gonzales uber alles, il joue du piano mais surtout il fait jouer du piano, donne envie, met l'eau à la bouche.
Concrètement le DVD est fait ainsi, Gonzo est chez lui et nous introduit ce qu'il va faire sur scène, sur scène il fait venir un "étudiant" pour lui apprendre quelque chose de basique à faire sur le piano, cela se transforme alors en performance, en happening, en démonstration, en one man show, en cours de musique, en concert; on passe pêle mêle de Ravel à Wagner, de la note bleue à la note verte, de Daft Punk joué au piano, du majeur au mineur....Avec en plus une pléiade d'invités: Katerine, Feist, Jamie Lidell, Daft Punk, Jean François Zygel, Mocky, Tekilatex.
On se marre tout en apprenant des trucs sans que cela soit didactique, rébarbatif, chient, Gonzo fait rire autant qu'il impressionne. Les parties de piano solo sont très belles, le boeuf avec Feist, Mocky et Jamie Lidell est tip top et le DVD bonus est assez désopilant.
Pour moi Gonzales est un génie (et oui!!!) car il assure grave mais sans se prendre au sérieux, mais surtout et c'est sans doute la clé de ce DVD, c'est de dire "restons toujours d'éternels étudiants", il faut toujours chercher à apprendre de la vie et des rencontres, c'est la curiosité qui fait vivre, je pense même que c'est la curiosité qui me fera vivre longtemps, il y à trop de belles choses en ce vaste monde ou tout est trop fast alors qu'il faudrait simplement prendre le temps d'avoir le temps...
 
 
voir le site NoFormat et écouter SoloPiano ou y regarder les vidéos de Gonzo notamment la conférence de fesses pressées hilarante:
   

jarhead

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Jarhead, la fin de l'innocence
réalisé par Sam Mendes
Avec Jake Gyllenhaal, Jamie Foxx, Peter Sarsgaard
2005, 2h03 minutes
 
 
Jarhead c'est encore un autre constat de Sam Mendes, sur L'Amérique, le monde et donc la fin de l'innocence. Car Jarhead c'est à double titre la fin de l'innocence. D'abord le passage de l'enfance à l'age adulte et ensuite peut être aussi la fin de l'illusion, un monde ou on essaye de croire que, un monde ou on cherche à mettre du soleil un peu partout alors que le monde est loin d'être rose.
Jarhead c'est une vision par le réalisateur de American Beauty de la première guerre du Golfe, celle de Bush père, celle de Saddam Hussein qui attaque le Koweït, celle d'une Amérique qui viens au secours d'un petit pays non pas pour protéger une population mais des puits de pétrole. La seule raison de ce putain d'engagement Américain, c'est le pétrole, ce qui fait donc de la guerre du Golfe une guerre strictement économique alors que la guerre du Golfe par le encore plus con Bush fils est une guerre idéologique, politique et économique. Pourquoi l'Amérique est la première puissance mondiale? Tout simplement parce quelle à su être la pour reconstruire l'Europe en 1918 et en 1945, La richesse des uns vient de la misère des autres. Reste à savoir ce qu'est vraiment la richesse, je crois en la richesse du coeur, en la richesse intellectuelle, la culture, l'art, l'épanouissement personnel, les États Unis sont donc alors pour moi un pays misérable, le plus misérable qui soit et paradoxe je l'aime quand même, je l'aime plus que tout.
Mais revenons à nos moutons, à nos marines que l'on forment aux États Unis, que l'on met sous pression façon Tigerland et qu'après on lâche dans le désert pour en découdre avec ses lâches d'arabes. Les mecs veulent se battre, oui mais contre qui?
Jarhead est un film de guerre qui n'en n'est pas un, car de guerre au Koweït il n'y a pas vraiment eu. C'est un film sur l'attente, un film sur des jeunes un peu perdu, qui pense pouvoir trouver un chemin à leur vie en s'engageant et qui en fait se retrouve encore plus perdu, la, las, au milieu du désert, dans un no man's land sur le terrain et dans leurs têtes.
Comme d'habitude Sam Mendes arrive à faire du beau avec du moche, malgré la dureté militaire ce film reste tout même assez poétique, les personnages sont biens définies, le casting parfait et on comprend bien leurs desoeuvrements face à une attente qui finalement ne les mènera à rien: quelle frustration !!!!
Ce film est un peu dans la lignée de la Ligne Rouge de Terence Malick (j'ai trouvé Jarhead pas chient alors que pour moi le film de Malick est chient) alors si vous voulez de la baston passez votre chemin.
   
 
 

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voir la bande annonce de Jarhead:
 

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nouvelles photos dans mon album

J'ai rajouté quelques séries de photos dans mon album récemment:

 

1) Ma ville est mon plus beau park

Parce que j'adore Paris, que je suis très heureux d'y vivre, que c'est mon terrain vague pour y faire des photos, que cela me rappelle Chä et me lie à lui. C’est un en même temps un exercice difficile, car tout a déjà été fait et il ne faut pas succomber au cliché du Paris romantique à la Doisneau ou Amélie Poulain. J'aime les lieux à touristes, les parcs, la nuit, la désuétude.

 

2) Fête médiévale 2006 à Provins

Natif de Provins, je dois avouer que ces dernières années j'en avait un peu ras la casquette de la fête médiévale, et puis les choses ont évoluer ont est patrimoine mondial, c'est presque mieux que gagner la coupe du monde alors bon je me suis retenté une incursion en ville haute pendant les médiévales. C'était très bien, il y avait des troupes vachement sympas, les personnes déguisées jouent vraiment le jeu, le groupe gothiquo-médieval était vraiment intéressant, le bar à bière Allemand sur la place du Chatel sympathique, bref j'ai passé un bon moment malgré la chaleur et il y avait pleins de trucs à prendre en photos. Une redécouverte !

 

3) Le tiercé c'est mon dada

Il faut un jour aller passer une après midi dans un hippodrome, c'est vraiment une ambiance à part, chaque lieu à sa singularité et chaque réunion de courses ne brasse pas le même public. Mais le microcosme des courses est vraiment intéressant, les parieurs, les gens dans les tribunes assez classe et les gens comme moi qui restent sur le gazon et qui n'y comprennent pas grand chose (petit à petit ça vient...). La dernière ligne droite et sa montée de stress et d'adrénaline est vraiment à vivre au moins une fois dans sa vie. Ici ce sont des photos prises sur l'hippodrome d'Auteuil et de Chantilly pour des réunions importantes (Gras savoye grand steeple à Auteuil & Mitsubishi à Chantilly)

 

4) Solidarité Sida

Je me suis retrouvé la par hasard, heureusement que j'avais mon appareil !

Des chars avec des groupes en live dessus qui traversent Paris et tout ceci au profit de la lutte contre le Sida. J'ai pu voir un groupe de reggae dont je connais pas le nom, les Tête raides, les encore et toujours super fort Saïan Supa Crew et Cali super sympa ( il rend d'ailleurs vachement bien je trouve sur les photos). Une bonne initiative qui m'a permis de voir des groupes en live gratos et ça c'est cool !

 

5) Un petit peu de tout

Ce dossier existait déjà, j'ai juste rajouté quelques photos des piraates.

Il était une fois en Amérique

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Titre original : Once Upon a Time in America

Réalisé par Sergio Leone  

Avec Robert De Niro, James Woods, Elizabeth Mc Govern, Jennifer Connelly, Joe Pesci

Musique de Ennio Morricone

1984, 3h 40min 

 

 

"Il était une fois en Amérique" est le troisième de la série, le précédait « Il était une fois dans l’Ouest » et « Il était une fois la révolution ». Ce troisième volet fut le plus complexe à mettre en place, il fallut plus de quinze ans à Léone pour le mener à bien. En partie tourné en studio à la Cinecita, il a fallu recréer sur plusieurs hectares le New York des années 1900/1950.  

Etonnament ce film pourrait être la suite de Gangs of New York réalisé par Martin Scorsese (il était une fois date de 84 et gangs of New York de 2002). Les deux sont des fresques historiques de plus de trois heures concernant New York et les deux ont été réalisés par des Italiens (d’origine pour Scorsese).

Dans « Gangs of new York », Scorsese s’intéresse aux Irlandais alors que dans «Once upon a time in America », Léone s’intéresse aux Juifs. L’itinéraire de différents personnages dans ce New York en pleine ébullition. Au début c’est juste une bande de potes, « Noodles, Max, Jimmy… » Qui font trois quatre bêtises dans le quartier, piquer quelques trucs, espionner Deborah la fille d’un propriétaire de restaurant…rien de bien méchant. Finalement les uns et les autres grandissent et on les voit évoluer dans un monde de mafia et de corruption en plein cœur de l’époque de la prohibition. On n’est pas très loin des « Incorruptibles » ou encore de « Scarface ». Ce film est une fresque avec un casting de star (avec notamment les débuts de Jennifer Connelly, elle doit avoir douze ans dans ce film), 50 ans d’un quartier de New York ou il fallait jouer des coudes dangereusement pour s’en sortir. Réalisation de Sergio Léone toujours aussi calibré, musique de Morricone s’accordant parfaitement (avec le thème principal jouer à la flûte par Georges Zamfir). Un beau film, un classique sur la nouvelle Venise, New York City, qui de mieux que des Italiens pour pouvoir en parler ?  

 

 

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Moi, toi & tous les autres

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Réalisé par Miranda July

Avec Miranda July, John Hawkes, Brad William Henke

2005, Mk2, environ 1h30.

Cannes 2005, Semaine de la critique, caméra d’or.

Sundance 2005 international filmmaker’s award.

 

 

Ce film Australien est une bonne surprise. Déjà je n’ai pas l’habitude de voir des films Australiens et celui-ci est pour le coup réellement étonnant voir même bizarre, car même si ce film m’a plu je l’ai quand même trouvé bizarre, un peu dérangé. Et lorsque l’on regarde les interviews en bonus de Miranda July l’actrice/réalisatrice/performeuse de ce film soit on se sent rassuré soit on est encore plus perturbé par cette démarche, sa démarche. C’est un peu un film à la Punch Drunk Love avec Adam Sandler une drôle d’histoire d’amour simple. D’un coté il y a Miranda July, « Christine Jesperson », une artiste un peu barré qui fait des vidéos sitcom avec des cartes postales et qui accessoirement fait le taxi pour des personnes du troisième age. Christine est solitaire et malgré son univers, sa bulle, son presque autisme j’avais l’impression qu’elle pouvait peter un cable à tout moment.

John Hawkes, « Richard », père de deux enfants, divorcé, vendeur de chaussures, un peu perdu, cherche à retrouver la confiance de ses fils, il dit et fait un peu n’importe quoi, tout le long du film il me fait penser à un Yougoslave ou un Roumain, il est juste Australien en fait.

Et autour d’eux gravite tout un petit monde, les enfants, les collègues, les voisins (et tout particulièrement la petite voisine et sa dote : géniale !), la galeriste d’art branché…

Le lien entre les deux personnages principaux, (je dit personnages principaux et pas « héros » car ici c’est plus des anti héros, des loosers, des gens qui reste un peu dans le flou, dans le vague, ils essayent, ils tentent des trucs mais y savent pas trop) est un vieux monsieur que Christine doit conduire pour aller acheter des baskets et c’est la qu’intervient la rencontre avec Richard. Mais « Moi, toi & tous les autres », c’est de toute façon un film de rencontres, un film des hasards avec des personnages qui sont tous un peu bancals et qui donc d’une certaine manière m’ont touché et m’ont fait sourire car ce film est empreint d’un cynisme drôle fort agréable. Ce film c’est presque pas un film car Miranda July est une artiste et quelle touche à tout  artistiquement parlant et que donc par conséquent on peux peut être considérer cette bizarrerie plaisante comme un acte de performance simplement, de la poésie avec des images parfois.   

 

Voir la bande annonce du film:

The Weather Underground

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Documentaire,Attention certaines images sont assez chocs, âmes sensibles s’abstenir.

Réalisé par Sam Green & Bill Siegel 

Avec : Bernadine Dohrn, Billy Ayers, Mark Rudd, David Gilbert, Brian Flanagan
2006,Mk2,environ 1h30  

Ce documentaire est un plongeon dans l’Amérique des 70’s.Nous sommes en plein dans les trente glorieuses, un emballement dans la reconstruction d’après guerre, un occident en marche, une Amérique qui se dessine distinctement comme méga super puissance en rivalité avec la Russie. Tout ceci  sur le papier semble mignon tout plein, mais la réalité est tout autre, les clivages entre bloc de l’est et bloc de l’ouest font éclater des conflits un peu partout de part le monde. Les Etats-Unis se lancent dans une guerre pénible, longue, douloureuse, sanguinolente au Vietnam. Des voix s’élèvent alors aux Etats-Unis pour dire non à la guerre. Alors que les morts s’amoncellent  le gouvernement s’obstine à continuer cette guerre  et la voix de la rue se fait de plus en plus forte et obstiné, résolu, motivé. Nous sommes en pleine Amérique hippie, la réduire à ça serait une mégarde mais c’est quand même les festivals de musique, les meetings, les manifs, les drogues, le psychédélisme sous toutes ces formes, les groupes d’opinions et la contre culture en général. Une pop culture qui s’oppose à une Amérique bien pensante, sage et propre sur elle. Parmi cette contre culture il y avait bien sur la gauche Américaine, les Afro Américains avec comme figure de proue Martin Luther King, Malcom X et les Black Panther, mouvement noir américain assez radical. Le Weather underground est né chez les étudiants des campus américain pour soutenir les  noires d’Amériques. Au départ c’était simplement un mouvement étudiant pacifiste qui  prônait l’arrêt de la guerre du Vietnam et l’égalité des chances entre tous. Mais un pustsch a vu naître le Weather Underground. Le Weather Underground c’est une organisation violente en réponse à la violence Américaine, c’est à la fois Fight Club et Al Qaida. Ce documentaire à pour but de nous retracer l’histoire du Weather underground, de retrouver ces anciens membres et de faire le point avec eux de cette aventure si marginale. On nous promet toujours la pluie et le beau temps, bien au contraire, le Weather underground à ne plus jongler sur des promesses illusoires mais agir radicalement, dangereusement, violemment. Cette bourgeoisie estudiantine blanche commence dans un premier temps par de la violence gratuite et de la destruction bête et méchante mais il se lanceront dans un deuxième temps dans des attentat mais qui ne feront aucune victimes mais qui sèmeront la zizanie aux états unis pendant plusieurs années, les membre de l’organisation -malgré les efforts du FBI- étant introuvable. C’est encore une histoire de l’Amérique qui se bombe de l’intérieur, une histoire d’hommes et de femmes qui ont décidé de dire non, de refuser l’ordre établit, de se battre. Aujourd’hui tout ceci peut paraître utopique, cela peut faire sourire voir rire, cela tiens presque de la performance. L’Amérique fait si propre sur elle avec son beau costume de communiant (avec la guerre du Vietnam qui reste quand même la vieille pustule au visage).Même si on n’est pas forcément d‘accord avec la manière d’agir du Weather cela rassure de savoir que derrière tout ça il y a et il y aura toujours des voix qui s’élèvent.

C’est un documentaire mais cela aurait pu être un film.

   

" ... nonviolence was an “excuse for not struggling. To not act, to not do anything…or to not do as much as you can do - whatever it is - is violent, is criminal, is complicity"

the weather man

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Réalisé par Gore Verbinsky

Avec Nicolas Cage, Michael Caine, Hope Davis

2005,1h41

 

Ce film est sorti il y a 6 mois et pourtant personne n'en a parlé, il n'a été diffusé que dans quelques salles en France, c’est très étrange parce que c'est tout de même un très bon film et avec qui plus est des acteurs connus que sont Cage et Caine.

Pour les amateurs de American Beauty ce film est pour vous, rassurez vous ce n'est pas aussi bon que ABeauty mais bon ça faut quand même le détour. Encore une histoire de splendide looser perdu en Amérique. Nicolas Cage est présentateur météo sur une chaîne locale de Chicago,il bosse 2 heure par jour,il est bien payé,divorcés,2 enfants et un père célèbre car écrivain et ayant obtenu le prix Pulitzer(l'équivalent du Goncourt).Le weatherman ce fait légèrement chier dans sa vie,il est complexé par la stature de son père,à du mal à gérer sa stature à lui par rapport à ses enfants(une fille grosse et moche,et un fils en cure de désintox) et surtout un peu comme le héros de American beauty se demande ce qu'il fout là  et à quoi il sert,cette bizarre impression de n'être presque rien voir carrément rien. On lui balance de la bouffe à la tronche dans la rue, comme ça, histoire de dire, juste parce que c'est monsieur météo. C'est vrai c'est énervant un Mr météo avec le sourire ultra brite, qui gagne super bien sa vie pour lire la pluie et le beau temps sur un prompteur. Mr météo est dépressif, il est en bas de la pente et il se dit qu'il va remonter, que la vie c'est cyclique, il fait même du tir à l'arc avec sa fille, ce qui est en soi une activité très très cool. Un homme qui ne va pas bien mais qui essaye de voir les choses avec détachement et cynisme, les choses de la vie peuvent être noires mais en fonction du regard que l'on pose dessus elles peuvent être blanches. Ici c'est ni tout blanc ni tout noir, on rit jaune plutôt car Nicolas Cage comme Kevin Spacey dans American Beauty nous fait ressentir de la pitié ou de la compassion. Il y à aussi un coté Forrest Gump dans the Weather Man avec toute une série de paraboles paraissant absurdes mais avec au bout du compte un sens caché. The weatherman ça pourrait être "ne vous fier pas aux apparences"car le réalisateur nous glisse des petites perles tout le long du film, presque invisibles. Les névroses d'un homme sont peut être celle d'un monde, un occident qui se pose beaucoup trop de questions.

La vrai question, c’est quel temps fera t-il demain?

Chez moi il fait beau, il fera beau demain, il y a des étoiles dans le ciel, la musique est belle

 

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Voir la bande annonce:

American Beauty

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Réalisé par Sam Mendes

Avec Kevin Spacey, Annette Bening, Thora Birch, Mena Suvari, Wes Bentley

1999,2h02, 5 Oscars

 

American Beauty,ah American Beauty comment on pourrait traduire ça,beauté américaine,la beauté américaine,la belle Amérique ou même pourquoi pas la belle et la bête. American Beauty on ne traduit pas, on ne cherche pas à comprendre, on regarde et on est aspiré. Il faut faire fi des oscars et de tout le pataquès autour du film, cela change le regard alors qu'il n'y a que le film à regarder. ),avec Lester (Kevin Spacey),cadre moyen dans une boite à la con;Carolyn(Annette Benning),agent immobilier dans le cabinet tenant la position d'outsider dans la ville;et Jane(Thora Birch),adolescente lambda et donc par conséquent en conflit avec le monde qui l'entoure. Le monde qui l'entoure? Sa copine Angela (Mena Suvari), topos de la blonde superficielle, la banlieue chic américaine avec les maisons toutes pareilles, les voisins gays et les nouveaux arrivants dans le quartier:le militaire à la retraite, sa femme dépressive et le fils qui passe pour une espèce de type bizarre et déjanté (weird en anglais).Tout va bien dans le meilleur des mondes, ou plutôt un monde d'artifice et d'illusions ou l'on laisse croire que tout va bien. En réalité c'est la merde,le père confronté à sa fille rebelle,à lui aussi un désir de changement et d'émancipation,de balancer ces concept près(très) établi d'ambition,de dépassement de soi,d'équilibre,de règles sociales. American Beauty c'est rien de tout ça c'est juste un père de famille qui va s'acheter une paire de couilles au supermarché, c’est juste un sac plastique qui danse, c’est juste des roses qui tombe du ciel, c’est de la poésie.

Si j'aime American Beauty et qu'il est un de mes films préférés,c'est que tout y est chamboulé,beauté américaine,non c'est plutôt du déclin de l'empire américain,Sam Mendes prend un sujet grave et le rend beau,prodigieusement beau,la beauté américaine c'est American Beauty,

Il n'y a ni de beau, ni de moche, c’est juste l'Amérique, juste l'occident, juste une question de point de vue, juste un monde qui dérape avec beauté.

       ---un sac plastique qui danse---

 

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Macadam cowboy

Midnight cowboy

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Réalisé par John Schlesinger
Avec John Voight, Dustin Hoffman
Musique de John Barry & Nilsson
1969, 1h53

"Dès qu'on donne un peu de pouvoir aux gens ils deviennent des tyrans"
Une  vieille hystérique dans un coffee shop
 
Midnight cow-boy,c'est l'histoire d'une rencontre,de personnes qui se retrouvent dans le même endroit et qui pourtant ne se ressemblent pas(quoi que...).Des intersections,des gens qui se croisent et d'autres qui se rentrent dedans,le destin du cow-boy et du boiteux,une errance clopin clopant de 2 mecs n'ayant rien à voir dans cette quadrature du cercle qu'est New York,à la fois si grand et si petit(à l'image de Dustin et John d'ailleurs).
Joe Buck parti de son Texas pour aller user de ses charmes de cow-boy, d’assouvir le désir des femmes new yorkaises en devenant gigolo, un héro yankee qui s'auto fantasme. Ratso Rizzo, le rital, la mini frappe, la jambe folle, un boiteux boitant, un bancal de la tête et du corps.
La ville est si grande et pourtant ils se retrouvent ensemble en perdition pour le meilleur et pour le pire dans un road trip figé dans le NY des seventies.
Un film mélancolique sur l'Amérique des loosers et leurs tristes illusions, eux aussi campe comme Audrey Hepburn (dans diamants sur canapé) devant chez Tiffany's, dans l'espoir de quelque chose qui n'arrivera pas, si ce n'est une succession de galères et de tentatives de presque rien.
2 greenhorn qui s'opposent mais qui sont malgré tout, des faux durs, des vrais gentils, prennent des coups mais sourit toujours...
 
 
 
 

 

La Moustache

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Réalisé par Emmanuel Carrère
(Adapté du livre d'Emmanuel Carrère publié chez P.O.L et Gallimard)
Avec Emmanuelle Devos, Vincent Lindon
Musique de Philippe Glass (concerto pour violon et orchestre, distribué par intégral/naxos, une bonne introduction à la musique contemporaine, la musique de the hours, c’est lui aussi hé hé...)
2005.1h30 environ

"J'aimerai que tes yeux sois la pour le voir, car sans tes yeux je ne vois rien."
Vincent Lindon, carte postale.

La moustache m'intriguait,d'abord parce que j'adore porter la moustache,j'aime me rendre tout pas beau avec des moustaches à la mexicaine,à l'italienne,à la Quincy Jones,à la manouche. Bref j'aime bien faire mon blaireau avec ma moustache(et mes rouflaquettes d'Elvis Presley en bonus track).J'aime bien Emmanuelle Devos et Vincent Lindon,ils ont quelque chose de très commun,de très normal,des gens qui au premier abord ne dégagent pas grand chose,ni moche,ni beau et pourtant il joue tous les deux très bien,à l'écran il y a quelque chose qui se passe,ça me plait,Lindon à le sens du geste et Devos me fait penser à une arménienne(aller savoir pourquoi...).le film la moustache ne me plait pas. Ou plutôt présentement il ne m'a pas plu. L'histoire d'un architecte qui après 10 ans de moustache décide de la couper et la patatras tout le monde s'en contrefiche autour de lui et même pire encore personne ne remarque rien, alors lui, forcement ça le tourneboule, c’était une manière pour lui de se faire remarquer...Alors c'est à se demander la moustache elle était vraiment ou pas? Qui est le fou de la folle dans l'histoire? Beaucoup de questions sans réponses, beaucoup de zones d'ombres. J'aime bien quand le cinéma me donne des réponses m'emmène quelque part,une semaine après et je suis toujours dans un cul de sac,et cela fait des années que ça dur avec mullholand drive de lynch(vous aurez beau m'expliquer ça ne sert à rien,c'est le concept en lui même -intrasequement- que je n'assimile pas)alors bon,pour ce qui est aime bien les mystères et boules de gommes,l'Asie et rester sur leur fin pour trouver la leur alors ce film est pour vous. Je me contenterai de la musique.

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